
Le symposium What looks good today : The legacy of Michel Majerus, qui a eu lieu en novembre 2022 dans l’Auditorium du MUDAM – Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean à Luxembourg, portait sur la pertinence et l’influence du travail de l’artiste Michel Majerus sur la pratique artistique et les réflexions d’artistes, de chercheur·euses et curateur·ices de la nouvelle génération. La journée, rythmée par des conférences et performances de Cory Arcangel (artiste), Karen Archey (curatrice au Stedelijk, Amsterdam), Motoko Ishibashi (artiste), Ingrid Luquet-Gad (critique d’art), Fabian Schöneich (directeur du CCA, Berlin), et Sarah Johanna Theueur (curatrice à Haus de Kunst, Munich), s’est nourrie d’une réflexion autour de la peinture et de sa relation aux outils et cultures numériques à travers les points de vue de plusieurs figures de l’art contemporain en Europe.
À l’issue de ce symposium, en mars 2023, les étudiant·es ont participé à un workshop à l’ÉSAL Metz, dans lequel ielles ont apporté une lecture critique et singulière de l’univers de l’artiste Michel Majerus en générant, à l’aide d’une intelligence artificielle, une artiste virtuelle : Miel Juscharme, qui représente le mélange de tous·tes les participantes au workshop. Elle est également la figure critique de l’absence des femmes dans l’univers de Michel Majerus et permet de signer une exposition collective inclusive.
Texte par Farah Khelil
L’exposition I said : How do you feed your second life explore notre » seconde vie », celle que nous vivons et présentons sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne, inspirée des jeux vidéo, de la Production Assistée par Ordinateur et des réseaux sociaux qui rappellent l’univers coloré de l’artiste Miel Juscharme. En utilisant des références ludiques et percutantes, Miel Juscharme dénonce l’importance croissante de notre vie virtuelle sur notre vie réelle.
Les œuvres exposées font allusion à la manière dont nous créons et présentons notre identité en ligne, souvent sous forme d’une version idéalisée et embellie de nous-mêmes. Les couleurs vives et les formes géométriques évoquent les outils numériques de l’édition et de l’illustration, tels que Photoshop et Illustrator, tandis que les références aux jeux vidéo soulignent la façon dont nous pouvons nous projeter dans des mondes virtuels et des avatars.
En même temps, Miel Juscharme soulève des questions importantes sur la façon dont notre vie en ligne affecte notre vie réelle. Comment cela affecte-t-il notre perception de nous-mêmes, des autres, notre capacité à communiquer et à interagir avec le monde physique ? Miel Juscharme invite le public à réfléchir à ces questions et à explorer leur propre relation à leur vie virtuelle et au réel.
Texte par Priscilla Ali
D’abord ayant pris place à l’ÉSAL Metz (premier diaporama), l’exposition fût ensuite transférée vers le MUDAM (second diaporama).