Cette position n’existe jamais seule. Elle n’a de sens qu’en relation avec les autres. Seule, elle est partout, donc nulle part. Les limites de ce qui porte son nom sont nulles, inexistantes. Et puis finalement, elle n’aura même plus le nom de position. La position est donc un état de relation aux autres, à un entour.
Ma position précise me donne un point de vue unique. Il n’est pas forcément particulier, néanmoins il reste unique, puisque selon les lois de la physique, personne ne peut être au même moment à deux endroits différents. Deux fichiers portant le même nom et la même extension, comme .jpg, peuvent coexister sans problème, mais seulement s’ils sont stockés dans des emplacements différents. En revanche, s’ils se trouvent dans le même dossier, le système impose de renommer l’un des deux pour éviter une confusion. S’il en est ainsi physiquement et numériquement, on peut imaginer que cette position, tout comme ce « point de vue » va en réalité au-delà du sens de la vue, et au-delà du matériel. Effectivement, si une position physique nous donne un point de vue unique sur notre environnement proche, on peut imaginer que ce dernier, à travers la perméabilité de nos sens, influence l’état mental et les pensées qui peuvent en découler.
Ce croisement entre influence extérieure et nature intérieure émulsionne et forme ce que j’ai envie d’appeler, non sans amusement, une Super-Position. Une superposition du point de vue physique à un point de vue sur le non-visible. Une superposition de l’expérience de ce qui existe objectivement à ce qui est perçu subjectivement.